Erin gagne enfin assez d’argent pour couvrir ses frais de subsistance et épargner pour l’avenir. Elle veut aussi commencer à faire des dons de bienfaisance, mais elle est dépassée par les choix qui s’offrent à elle. « J’ai l’impression que tous les organismes qui se tournent vers moi œuvrent pour une cause qui mériterait mon soutien. Mais je ne peux pas me permettre de donner à chacun d’entre eux, alors je finis par ne rien donner. »
Erin, comme beaucoup de jeunes professionnelles, est bombardée de demandes de dons de bienfaisance. Son employeur veut qu’elle donne de son temps à la cause que l’entreprise soutient. Chaque année, l’université où elle a obtenu son diplôme la sollicite dans le cadre de sa campagne d’anciens étudiants. Et c’est sans parler des lettres de demande de don de bienfaisance qu’elle reçoit par la poste.
Si vous faites face au même dilemme qu’Erin, dites-vous que vous n’êtes pas la seule. Les besoins sont grands et nombreux sont les organismes, que ce soit dans votre collectivité ou ailleurs dans le monde, qui profiteraient de votre soutien financier. La meilleure façon de faire un choix éclairé est de réfléchir à ce qui compte le plus pour vous. Ensuite, établissez un plan de dons qui correspond à vos valeurs.
Voici comment faire.
Étape 1: Faites la liste de vos valeurs fondamentales. Ces valeurs sont celles qui guident votre façon de vivre et de travailler. Ce sont les dépenses, les investissements et les dons effectués conformément à ces valeurs qui vous procureront la plus grande satisfaction.
Prenez d’abord le temps de faire la liste de vos valeurs fondamentales et de voir quels organismes de bienfaisance correspondent à celles-ci. À titre d’exemple, Erin adore voyager et se passionne pour l’éducation et le mentorat des femmes. S’appuyant sur ses valeurs fondamentales, elle décide de concentrer ses dons philanthropiques sur des organismes mondiaux qui soutiennent l’éducation et le mentorat des jeunes filles.
Étape 2: Découvrez votre mentalité à l’égard de la générosité. Vos pensées et croyances spontanées relativement au fait de donner de votre temps et de votre argent constituent votre mentalité à l’égard de la générosité. Ce sont bien souvent des idées ancrées dans votre inconscient et qui dictent quand, à qui et comment vous ferez un don. Dès que vous aurez cerné votre état d’esprit face aux dons, votre travail philanthropique sera beaucoup plus significatif et utile.
Pour commencer, faites l’exercice « Votre mentalité à l’égard de la générosité ». Réfléchissez ensuite aux attitudes qui découlent de cet état d’esprit et utilisez cette information pour préparer votre plan de don.
Votre mentalité à l’égard de la générosité
Complétez les énoncés ci-dessous avec la première pensée qui vous vient à l’esprit. Ne vous censurez pas : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise mentalité. Vos réponses révéleront vos convictions à l’égard de la philanthropie.
 

  1. Les personnes qui font des dons à des organismes de bienfaisance sont…
  2. Ma famille m’a appris que la philanthropie, c’était…
  3. Quand les gens me demandent de faire un don, je me dis…
  4. Quand les gens me demandent de faire un don, je me sens…
  5. Dire non à une demande de don de bienfaisance est…
  6. Dire oui à une demande de don de bienfaisance est…
  7. J’aime soutenir des organismes de bienfaisance en donnant…
  8. La meilleure chose qui puisse arriver si je fais un don, c’est…
  9. La pire chose qui puisse arriver si je fais un don, c’est…
  10. Les trois valeurs que je veux honorer en faisant un don sont…

 
Après avoir fait l’exercice, Erin s’est rendu compte que ses parents lui avaient appris que la philanthropie était réservée aux familles aisées et qu’il était important de donner de son temps. Elle a également constaté que le fait de ne pas donner suite à une demande de don de bienfaisance la rendait très mal à l’aise et que cela expliquait pourquoi sa démarche de don était dispersée. Après réflexion, Erin s’est dit qu’elle n’avait pas besoin d’être riche pour apporter sa contribution et qu’elle trouverait plus satisfaisant de donner à la fois de son temps et de son argent à un organisme. Elle a aussi conclu qu’elle devait trouver un moyen d’être en paix avec elle-même quand elle refusait de faire un don de bienfaisance à des organismes qui ne correspondaient pas à ses valeurs fondamentales.
Étape 3: Élaborer un plan stratégique. L’une des plus grandes erreurs que les gens font lorsqu’ils donnent de l’argent est d’agir à l’aveugle, sans avoir établi de plan. Par exemple, le fait de donner de petits montants à plusieurs organismes dilue le pouvoir de votre don. Il importe donc d’aborder la philanthropie de manière stratégique.
Déterminez d’abord combien d’argent et de temps vous souhaitez donner au cours d’une période précise. Ensuite, en vous appuyant sur les valeurs fondamentales déterminées à l’étape 1 et sur les conclusions tirées de l’exercice effectué à l’étape 2, trouvez trois organismes sans but lucratif avec lesquels vous aimeriez travailler. Consacrez une journée à faire des recherches sur chacun de ces organismes. Lisez attentivement leur énoncé de mission, renseignez-vous sur la façon dont ils utilisent leur argent et le temps de leurs bénévoles, et voyez si vos recherches suscitent votre enthousiasme. Choisissez ensuite celui auquel vous accorderez votre soutien pendant la prochaine année. N’oubliez pas que vous pourrez toujours en faire plus ultérieurement. Enfin, rédigez votre plan stratégique en un paragraphe.
Voici le plan stratégique d’un an qu’Erin a préparé.
Cette année, je peux donner 2 % de mon salaire et 40 heures de mon temps à un organisme de bienfaisance. L’organisme avec lequel je prévois travailler est le Women’s Global Education Project, dont la mission correspond à mes valeurs fondamentales, à savoir l’éducation et le mentorat de jeunes filles dans le monde. De plus, mon implication pourrait m’amener à voyager et à faire du bénévolat. Je réévaluerai mon plan dans un an.
Une fois les trois étapes franchies, Erin s’est sentie mieux. D’abord dépassée par le très grand nombre d’organismes de bienfaisance, elle sait maintenant où elle veut mettre son énergie. Erin doit encore apprendre à dire non aux demandes qui ne cadrent pas avec son plan mais affirme : « Je crois qu’il sera plus facile pour moi de dire non, maintenant que j’ai une stratégie en place. »
Si vous avez de la difficulté à prendre des décisions en matière de dons, demandez de l’aide. Quand Erin a commencé à s’exprimer sur ce qu’elle vivait, elle a découvert une solution qui réduisait son stress et lui donnait l’occasion de retirer une grande satisfaction de ses dons. BMO est déterminé à donner aux femmes les moyens d’agir financièrement et serait heureux de vous aider.
Renseignements sur Kathleen Burns Kingsbury
Kathleen Burns Kingsbury est experte en psychologie du patrimoine, fondatrice de KBK Wealth Connection, animatrice du balado Breaking Money SilenceMD et auteure de plusieurs livres, notamment How to Give Financial Advice to Women, How to Give Financial Advice to Couples et Breaking Money SilenceMD. Pour en savoir plus, consultez le site www.breakingmoneysilence.com.

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